Les projections du GIEC indiquent que si les émissions de gaz à effet de serre (GES) continuent à augmenter à leur rythme actuel, le monde connaîtra une hausse
globale des températures d'au moins 3°C au cours du siècle ; et jusqu'à 6 degrés selon certaines projections.
Ce scénario entraîne de graves implications. Quelques exemples :
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Hausse du niveau de la mer, qui pourrait atteindre 60 cm à la fin du siècle ;
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Evénements climatiques plus nombreux et intenses, tels que des tempêtes, inondations et sécheresses. En France, lit-on sur le site du ministère de l'Ecologie,
« en cas d’augmentation de 2°C de la température moyenne, les précipitations d’hiver augmenteraient de 20 %, les précipitations d’été diminueraient de 15 % » ;
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En 2020, dans certains pays africains, les productions agricoles dépendantes de la pluie pourraient être réduites de moitié ;
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A +3°C, de nombreuses zones semi-arides (par exemple le bassin Méditerranéen, l’ouest des Etats-Unis, l’Afrique australe et le nord-est du Brésil) vont souffrir
d’une diminution des ressources en eau due au changement climatique
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Jusqu'à 30% des espèces végétales et animales pourraient risquer l'extinction si la hausse moyenne de la température se situe entre 1,5 et 3°C
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La fonte massive des glaciers et des neiges va réduire l'approvisionnement en eau de grandes vallées (comme dans l'Hindu Kush, l'Himalaya, les Andes) où vivent
plus d'un milliard de personnes.
L'ONU insiste sur ce point : « les conséquences du réchauffement climatique toucheront les plus pauvres, de façon disproportionnée ; ceux qui n'ont pas les moyens
d'y faire face. »
Rien qu'en 2008, plus de 20 millions de personnes ont été déplacées à cause de catastrophes climatiques. En 2050 ce sont 10 fois plus de personnes, 200 millions,
qui seraient menacées.