Le protocole adopté en 1997 à Kyoto, dans le cadre de l'ONU, prévoit des objectifs contraignants, globaux et par pays, de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Il prévoit de
baisser, d'ici 2012, le niveau de ces émissions de plus de 5% par rapport à celui de 1990.
Entré en vigueur en 2005, il a été ratifié par plusieurs dizaines de pays, mais pas par les Etats-Unis ni la Chine. Plusieurs pays l'ayant ratifié, comme le Japon ou le Canada, sont aujourd'hui
largement hors des clous.
Le protocole de Kyoto a également instauré un marché du carbone, permettant des échanges ou achats de droits d'émission de GES.
En 2007 le GIEC, groupe indépendant d'experts sur le climat, regroupant 1500 scientifiques, a reçu le prix Nobel de la paix, conjointement avec Al Gore, pour ses travaux sur le réchauffement
climatique. Le rapport du GIEC de 2007 (le prochain est attendu pour 2014) alertait sur un
"réchauffement du climat sans équivoque", notait que "nombre de systèmes naturels sont affectés par des changements climatiques régionaux" et que l'essentiel du réchauffement est "très
probablement" attribuable aux activités humaines.
Le GIEC prévoit que la température globale pourra augmenter, au pire, de 4 à 6 degrés d'ici la fin du 21ème siècle. Même à +2°C, moyenne basse, les conséquences seraient lourdes sur tous les
continents, en particulier l'Afrique, l'Asie et les petites îles. S'adapter ne sera pas suffisant, préviennent les scientifiques. Il faut tout faire, et le plus rapidement possible, pour atténuer
le réchauffement. Et pour cela faire décroître les émissions de GES.
Fin 2007, à Bali, les Etats membres de l'ONU se donnaient 2 ans de négociations pour parvenir à un accord donnant une suite concrète au protocole de Kyoto. Deux ans plus tard, la 15ème
conférence annuelle de l'ONU sur le climat, COP15, qui se tiendra à Copenhague du 7 au 18 décembre 2009, est donc censée déboucher sur cet accord.
Le pays en développement, et les ONG, demandent aux pays en développement un objectif de réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 par rapport au niveau de 1990 (date des
premières mesures significatives).
L'Union européenne propose pour l'instant 20%. Et jusqu'à 30% en cas d'accord global significatif à Copenhague.
Autre point sensible : la nécessité l'aider les pays pauvres à assurer leur développement tout en limitant leurs émissions de GES. Il en coûterait 100 milliards de dollars par an. Et les pays
riches rechignent à payer cette facture.