Carnet de voyage

Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /2009 16:28

Demain je serai à Copenhague, peut-être un peu assommé par les 18 heures de car. Jusque là je n'ai suivi le théâtre climatique international que de loin. Dans quelques heures, je serai parmi ces gens qui discutent. Ce n'est pas parce que le monde a les yeux braqués sur Copenhague que je me dois d'y aller, mais parce que le monde s'y rend, s'y rencontre ; pour échanger à tous les niveaux et tenter de trouver des solutions à une même crise qui nous concerne tous. J'y vais pour écouter, voir, questionner...écrire et filmer... surtout apprendre.

Dans quelques heures je me poserai au Klimaforum, et commencerai à humer l'air de Copenhague. J'espère qu'il sera pur et plein de vibrations positives.

Demain soir je quitterai le centre-ville pour un immeuble au bord de l'eau, hébergé pendant 10 jours par une famille qui me connait à peine. Qui a simplement accepté, comme 2 000 autres au Danemark, d'accueillir un « visiteur climatique ». Tiens, rien que pour cela, ça vaut le coup d'y aller.

 

 

Par Arnaud Bihel - Publié dans : Carnet de voyage - Communauté : Ecologie et Environnement
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 11:07

« Et pourquoi que t'y vas pas en vélo, à Copenhague ? », me hélait l'autre jour un ami brestois.

Parce que, mon bon, je n'en ai pas l'audace. Mais j'ai rencontré ce week-end à Paris deux gars qui l'ont, le courage.

L'un, Guillaume Dimanche, a pris la route hier. L'autre, Matthieu Monceaux, est parti de Toulouse voilà 2 semaines.

Tous deux arriveront à Copenhague pour la COP-15. Et pour, en cours de route, faire passer le message de l'urgence climatique.

 


 

Pour Guillaume Dimanche, artiste plasticien, vidéaste et photographe, les 1300 kilomètres à vélo s'accompagnent d'un regard artistique. Symboliquement, il est parti de l'aéroport Charles de Gaulle pour rallier celui de Copenhague. Il y donnera les derniers coups de pédale le 6 décembre, au moment où les premiers négociateurs descendront de leurs avions. Chacun des 15 jours du parcours, Guillaume Dimanche filmera et photographiera ses rencontres, les paysages, l'architecture, l'industrie, et les polleurs. Dans la mesure des possibilités techniques, des images et textes sont mis en ligne chaque soir, sur son blog. Ce projet, il le mûrit depuis un an, et la conférence COP-14 qui se tenait à Poznan :

 

 

Guillaume Dimanche compte aussi tirer de ce projet un documentaire de 52', et une expo photo. 1300 kilomètres à vélo pour une démarche artistique, mais aussi citoyenne. Pour interroger sur la prise de conscience des questions environnementales, au travers de ses images comme de ses rencontres... et de « l'esprit vélo » :

 

 

Et l'un de ces autres cyclistes parti pour Copenhague, un vrai « esprit vélo », c'est Matthieu Monceaux. Lui a quitté Toulouse en vélo couché le 9 novembre, et arrivera à Copenhague le 12 décembre, journée de grande manifestation. Lui aussi retrace son parcours sur un blog. Pas de démarche artistique chez Mathieu Monceaux, mais un puissant engagement militant. « Je sais bien que mon action ne va pas changer le monde. Mais j’estime qu’il faut le faire », assure-t-il. En faisant passer le message accroché à l'arrière de son vélo : « Paris-Copenhague. Stop au réchauffement climatique. Réduisez la pollution ».

 

 

En fait, Matthieu Monceau n'est pas un novice : avec le même vélo couché, il a déjà les 44 000 kilomètres d'un tour du monde dans les jambes. Reste que mine de rien, il n'attend pas une partie de plaisir. Pour terminer, mise en situation. Le pire ennemi du cycliste : la pluie. Son meilleur allié : le thé...

 

 

Par Arnaud Bihel - Publié dans : Carnet de voyage - Communauté : Ecologie et Environnement
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /2009 10:39

Le plan de route pour Copenhague se précise. Pour le logement, tout roule.

Martin, mon interlocuteur de New Life Copenhagen, m'assure qu'il m'aura obtenu une place chez l'habitant dans les deux semaines. Le projet New Life, qui met en relation hôtes danois et visiteurs étrangers pendant la COP15, promet déjà d'assurer l'hébergement gratuit de plus de 3 000 personnes.

Reste à déterminer le moyen de transport. Critères de temps de trajet, de prix, et d'émission de carbone : que choisir, entre avion, train et car ?

 

Le train serait le moyen de transport le plus vert. Mais en terme de prix, il ne fait pas le poids. Deux fois plus cher, et pas tellement plus rapide, que le car.

En terme de bilan carbone, l'avion est sans surprise loin derrière. Certes, rien à voir en terme de temps de transports. Entre 2 et 4 heures, contre une dizaine au moins pour le train ou le car. Mais côté prix, on dépasse les 200 euros, là aussi deux fois plus cher que le car.


A noter que les sites de transports proposent chacun leur calculateur d'émissions de CO2.

Selon Eurolines, l'aller-retour Paris-Copenhague en car me fera émettre 42 kgs de CO2. J'en aurais émis 260 en voyageant en avion, selon le calculateur. On peut accorder du crédit au moins à ce deuxième chiffre, puisqu'un autre calcul, fait par l'aviation civile, donne un résultat équivalent : 270 kgs de CO2 émis par personne pour un aller-retour Paris-Copenhague en avion.

Le calculateur carbone de la SNCF ne permet pas de prendre en compte n'importe quel trajet. Mais pour un aller-retour Paris-Berlin (une distance légèrement inférieure à Paris-Copenhague), je brûlerais en train 88 kgs de CO2.

C'est à dire davantage qu'en car ? Ou bien la SNCF serait plus franche qu'Eurolines ?

Un autre calculateur, britannique celui-là, me donne ces résultats : pour un voyage de 2 500 km (l'équivalent de l'aller-retour Paris-Copenhague), j'émettrai 40 kgs de CO2 en voyageant en train, 80 en car, et 210 en avion.

En conclusion, pour concilier au mieux moindre mal pour mes finances et pour l'atmosphère, je ferai le voyage en car.

 

Un bonhomme qui ne se pose pas ce genre de question, c'est notre génie politique (le père), qui n'a pas été élu pour rentrer le ventre sur les rochers varois mais l'a bien mérité. Comme l'explique @rrêt sur images, le chef de l'Etat va, durant ces vacances de la Toussaint, effectuer des allers-retours quotidiens entre le Cap-Nègre, lieu de résidence de la famille de dame Carla, et les lieux de ses obligations parisiennes et internationales. Des allers-retours en avion Falcon bien sûr, notamment pour assister au Conseil européen, jeudi et vendredi à Bruxelles, où les enjeux climatiques de Copenhague tiendront une place centrale.

Par Arnaud Bihel - Publié dans : Carnet de voyage - Communauté : Ecologie et Environnement
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 08:41
Je me rendrai à Copenhague en décembre pour tenter de suivre au plus près les négociations, mais aussi pour saisir la mobilisation des ONG sur place. Ce blog sera donc aussi un journal de bord, avant et pendant cette escapade danoise.
Serai-je accrédité pour la conférence officielle ? J'en doute mais sait-on jamais.
Ferai-je le voyage en avion, en train, en car ? L'avion est le moyen de loin le plus rapide, et même aussi le moins cher, mais niveau bilan carbone ça manque un peu de logique de me rendre à Copenhague par cette voie. Le train me semble bien compliqué. Le car tient la corde pour le moment.
Comment serai-je logé sur place ? Sans doute grâce à une belle expérience. New Life Copenhagen met en lien les visiteurs se rendant au Danemark dans le cadre de la Conférence et des Danois proposant le gîte. De l'hébergement gratuit, du partage, voilà qui est beau.
Ces préparatifs seront à suivre dans la rubrique Carnets de voyage.
Par Arnaud Bihel - Publié dans : Carnet de voyage
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