Elle porte la parole de Greenpeace France pour tout ce qui concerne les enjeux et les négociations climatiques. Avec Karine Gavand, je vous propose un tour
d'horizon de la situation avant la conférence de Copenhague sur le climat, et des attentes de Greenpeace.
Les enjeux de la COP-15 (Vidéo 1) ; Quel espoir d'un accord ? (Vidéo 2) ; Le rôle des Etats-Unis (Vidéo 3) ; La position de la France (Vidéo 4) ; La mobilisation citoyenne (Vidéo 5).
1 - Pour commencer, et pour ceux qui n'ont pas suivi, un rappel en deux minutes des éléments essentiels de la négociation. Les réductions d'émissions de GES, les financements et leurs mécanismes, comme la mise aux enchères des permis de polluer :
2 - A l'image de nombreuses ONG, Greenpeace craint « un accord au rabais ». Dès lors, Karine Gavand ne rejette pas le principe d'un accord en deux temps : l'adoption à Copenhague d'un cadre juridiquement contraignant, avec un délai d'un an maximum pour fixer tous les détails :
3 - La volonté politique, Greenpeace ne cesse de le souligner, manque surtout cruellement du côté des Etats-Unis. Pour Karine Gavand, Barack Obama doit devancer son Congrès, et honorer le prix Nobel qu'il a reçu :
4 - Et la France dans tout ça ? Jean-Louis Borloo vient de dévoiler son propre projet d'accord. « Mais l'initiative française est encore loin d'être prise en compte dans les discussions », note Le Monde. Et dans l'ensemble, les actes ne sont pas à la hauteurs des actes, estime Karine Gavand :
5 - Les citoyens, enfin, sont-ils suffisamment conscients des enjeux ? L'Ultimatum Climatique, alliance française d'ONG dont fait partie Greenpeace, a lancé voilà plusieurs semaines une pétition en ligne. Objectif : 1 million de signatures avant le 17 décembre. Pour l'heure, avec 330 000 signatures, la mobilisation est bien moindre qu'attendue. Karine Gavand veut croire que la pression s'accentuera dans le temps qui nous sépare de Copenhague :