Mouvement spectaculaire à Barcelone : une cinquantaine de pays africains ont boycotté les négociations pendant 24 heures, pour réclamer plus d'effort des pays riches dans leurs objectifs de réduction d'émissions de GES.
Le blocage a été levé mardi soir, après que ces derniers (un groupe de 37 pays industrialisés) ont promis de consacrer 6 des 10 séances de négociations à venir à ces objectifs.
Les pays les moins avancés, soutenus par la plupart des pays en développement, attendent des pays riches une réduction de leurs GES de 40% en 2020 par rapport à leur niveau de 1990. Les meilleures propositions n'atteignent pour le moment que 15%.
Les pays africains insistent aussi sur le fait que ces objectifs chiffré ne doivent pas prendre en compte les compensations dues au marché du carbone.
Ce mercredi soir, c'est avec des mots que les pays pauvres espèrent peser. Pour le G-77, qui regroupe 130 pays en développement et la Chine, un accord en dessous des 40% de réduction « condamnerait les pays en développement à la destruction totale de leurs sociétés et de leurs économies ».
Mais atteindre cet objectif de 40% « serait extrêmement compliqué », prévient le responsable de la délégation suédoise, présidente de l'UE, cité par Reuters. L'Europe s'en tient pour le moment à 30%, et seulement en cas d'accord global. Et rejette les responsabilités sur les Etats-Unis, qui n'ont toujours pas fait de proposition chiffrée, attendant un hypothétique vote du Congrès.