Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 11:07

« Et pourquoi que t'y vas pas en vélo, à Copenhague ? », me hélait l'autre jour un ami brestois.

Parce que, mon bon, je n'en ai pas l'audace. Mais j'ai rencontré ce week-end à Paris deux gars qui l'ont, le courage.

L'un, Guillaume Dimanche, a pris la route hier. L'autre, Matthieu Monceaux, est parti de Toulouse voilà 2 semaines.

Tous deux arriveront à Copenhague pour la COP-15. Et pour, en cours de route, faire passer le message de l'urgence climatique.

 


 

Pour Guillaume Dimanche, artiste plasticien, vidéaste et photographe, les 1300 kilomètres à vélo s'accompagnent d'un regard artistique. Symboliquement, il est parti de l'aéroport Charles de Gaulle pour rallier celui de Copenhague. Il y donnera les derniers coups de pédale le 6 décembre, au moment où les premiers négociateurs descendront de leurs avions. Chacun des 15 jours du parcours, Guillaume Dimanche filmera et photographiera ses rencontres, les paysages, l'architecture, l'industrie, et les polleurs. Dans la mesure des possibilités techniques, des images et textes sont mis en ligne chaque soir, sur son blog. Ce projet, il le mûrit depuis un an, et la conférence COP-14 qui se tenait à Poznan :

 

 

Guillaume Dimanche compte aussi tirer de ce projet un documentaire de 52', et une expo photo. 1300 kilomètres à vélo pour une démarche artistique, mais aussi citoyenne. Pour interroger sur la prise de conscience des questions environnementales, au travers de ses images comme de ses rencontres... et de « l'esprit vélo » :

 

 

Et l'un de ces autres cyclistes parti pour Copenhague, un vrai « esprit vélo », c'est Matthieu Monceaux. Lui a quitté Toulouse en vélo couché le 9 novembre, et arrivera à Copenhague le 12 décembre, journée de grande manifestation. Lui aussi retrace son parcours sur un blog. Pas de démarche artistique chez Mathieu Monceaux, mais un puissant engagement militant. « Je sais bien que mon action ne va pas changer le monde. Mais j’estime qu’il faut le faire », assure-t-il. En faisant passer le message accroché à l'arrière de son vélo : « Paris-Copenhague. Stop au réchauffement climatique. Réduisez la pollution ».

 

 

En fait, Matthieu Monceau n'est pas un novice : avec le même vélo couché, il a déjà les 44 000 kilomètres d'un tour du monde dans les jambes. Reste que mine de rien, il n'attend pas une partie de plaisir. Pour terminer, mise en situation. Le pire ennemi du cycliste : la pluie. Son meilleur allié : le thé...

 

 

Par Arnaud Bihel - Publié dans : Carnet de voyage - Communauté : Ecologie et Environnement
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